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Objectif de developpemet

Le projet PACSU a pour objectif d’améliorer l’utilisation et la qualité des services de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile, adolescente et de nutrition en particulier parmi les ménages les plus pauvres dans les zones ciblées.

 

Le PACSU est structuré autour de trois composantes principales QUI sont alignées sur les priorités stratégiques des plans sectoriels nationaux PRODESS III (2014-2018) et PRODESS IV (2019-2023).

  • Le Financement Basé sur les Résultats (FBR) au niveau des centres de santé primaire,
  • Le renforcement de la performance des agents de santé communautaire et
  • Le renforcement de la performance du système de santé dans son ensemble.

Une quatrième composante est dite d’intervention d’urgence qui permettra de réaffecter rapidement les fonds du projet en cas de catastrophe ou de crise naturelle ou crée par l’homme.

  • Le financement basé sur la performance (FBR)

Pour convertir sa vision en action, un des premiers leviers du PACSU et le financement basé sur la performance (FBP). En effet, le Mali a identifié le FBR comme une stratégie centrale pour remédier aux faiblesses de son système de santé et contribuer à la réalisation de la CSU.

Le FBP est une approche de réforme du système qui vise à améliorer la qualité des soins de santé, l’accessibilité et l’utilisation des soins de santé spécialement pour les femmes, les adolescents et les enfants, l’utilisation efficace des ressources publiques rares, l’équité et l’accès financier.

 

Le FBR permet aux établissements de santé d’être innovants et efficaces en leur mettant à disposition un financement qui leur permettent de chercher des solutions adaptées à leurs problèmes locaux.

Le Mali a déjà eu des expériences en FBP. La première expérience a été réalisée dans trois districts sanitaires (Dioïla, Fana et Banamba) dans la région de Koulikoro de février 2012 à décembre 2013. La deuxième expérience a eu lieu dans tous les 10 districts sanitaires de la région de Koulikoro pour une courte période de 8 mois, en 2016 et 2017 sur financement de IDA.

  • La sante communautaire

La seconde composante du PACSU –ou son deuxième levier d’action- repose sur des expériences innovantes et prometteuses autour de l’activité des agents de santé communautaires qui permettent, en coordination avec les centres de santé communautaire et sous la supervision des agents du Ministère de la Santé, de sauver des vies précieuses en offrant des soins essentiels à domicile et en assurant une fonction de surveillance et de prise en charge communautaire des maladies.

Cette composante 2 fournira un financement basé sur les intrants pour renforcer les performances des ASC, répondre aux besoins de financement à court terme pour la mise en œuvre de la gestion intégrée de la malnutrition aiguë (PCIMA) et pour soutenir la fourniture de services de base dans le nord du pays.

Elle fournira un appui supplémentaire pour renforcer les services offerts par les ASC et garantir la qualité et l’impact des services soutenus par les paiements FBP. La portée des activités soutenues comprend le développement d’interventions à fort impact, telles que les visites proactives d’ASC avec supervision dédiée, le développement des programmes de communication pour le développement (C4D), et la mise en place d’activités pour réduire les disparités d’accès aux services de santé entre hommes et femmes.

 

 

  • Le renforcement de la performance du système de santé dans son ensemble

 

Cette composante vise le renforcement des systèmes d’information sanitaire (SIS) et statistiques de l’état civil (CRVS) pour une santé publique de précision. Le projet financera le développement d’une plate-forme SIS intégrée et appuiera l’enregistrement des faits d’état civil et de statistiques vitales (Civil Registration and Vital Statistics, CRVS) afin de faire le suivi de la mise en œuvre du cas d’investissement du mécanisme de financement mondial pour la santé de la mère et de l’enfant (GFF) et du PRODESS IV.

En effet, des lacunes importantes sont notées dans la qualité des informations relatives à la santé RMNEA. La rapidité, l’intégralité et la qualité des données restent un défi pour le système d’information de la plate-forme DHIS2.

 

De plus, le Mali ne dispose pas de données suffisantes concernant les registres des faits d’état civil et des statistiques vitales (CRVS). Bien que des chercheurs maliens aient participé à la création de certaines des plus importantes recherches sur les maladies infectieuses au monde, il existe un sérieux manque de données viables sur lesquelles baser les estimations de la charge de maladie pour le pays. Le Mali n’a reçu qu’une étoile sur cinq pour la qualité[1], des données relatives à la mortalité, avec seulement 4,3% des décès enregistrés. La surveillance de routine, basée sur les rapports de cas de CSRef et des hôpitaux, est pratiquement inopérante. Des enquêtes périodiques sur la démographie et la santé (EDS) et des enquêtes en grappes à indicateurs multiples (MICS) existent au Mali, mais elles ne n’indiquent pas la cause du décès.

 

Pour relever ces défis, le projet appuiera

  • Le développement et l’intégration de plates-formes de données existantes aux niveaux des CSCOM, CSRef, ASC, ainsi que les données recueillies auprès des établissements de santé privés, dans le DHIS2, et
  • La réalisation de deux séries d’enquêtes sur les indicateurs de prestation de services (IDS, module santé),
  • La numérisation d’une cartographie des installations sanitaires, y compris les installations privées, dans le projet de données de référence géospatiales (GRD), et (iv) la mise au point d’un système d’enregistrement par sondage (SRS).

[1] GBD 2016 Causes of Death Collaborators M, Abajobir AA, Abbafati C, et al. Global, regional, and national age-sex specific mortality for 264 causes of death, 1980-2016: a systematic analysis for the Global Burden of Disease Study 2016. Lancet (London, England) 2017; 390: 1151–210.